Un niçois au grand destin national, maréchal d'Empire, duc de Rivoli, prince d'Essling, le vainqueur de Zurich, héros du siège de Gênes.
Le conquérant du royaume de Naples, avant d'échouer au Portugal et en Espagne, le disgracié simple gouverneur de Toulon en 1814, peu empressé lors des Cents Jours, ce qui lui assura le poste de gouverneur de Paris jusqu’à sa mort ...
Cette fulgurante carrière, il la doit sans doute à la Révolution, mais aussi aux conditions familiales de sa jeunesse. Fils d'un négociant en vin de Levens prospérant également dans le trafic des cuirs et des savons, mal éduqué par un de ses oncles, tanneur, peu enclin à l'étude, il aurait pu accompagner son ami Bavastro sur les mers.
Mais un autre de ses oncles, servait le Royal italien de la garnison d'Antibes, engagé en 1775, il allait être congédié comme un adjudant lorsque la Révolution en fit un major et, après une intelligente campagne dans le dédale montagneux de l’arrière pays niçois, ce général de brigade et le compagnon de Bonaparte parti a l'assaut de l’Italie du nord.
Cet illustre enfant de Nice a peu servi sa ville, hors des champs de bataille, il n'avait pas l'oreille de Napoléon qui, à ce quel'on rapporte, aurait dit de lui que seul le bruit des canons éclaircissait ses idées et lui donnait de l'esprit, il l'avait sans doute bien jugé puisque MASSENA lorsqu'il s’intéressait a Nice se complaisait en intrigues, se prêtait à l'influence de douteux personnages et pourchassait de vieilles rancunes. Ce n'est qu'en 1810 qu'il se pique au jeu et intervient efficacement pour faire accélérer l'ouverture du Lycée qui porte aujourd'hui son nom.
Il reste néanmoins l'homme par qui Nice s’identifie à la France.
