Cet éminent naturaliste qui correspondait avec Lamarck, Lacépède et Cuvier, commença modestement en 1801 comme jardinier en chef de l'Ecole centrale des Alpes Maritimes.Sa compétence en fit un professeur de botanique.
Son sérieux l'amena à passer ses examens de pharmacie, ce qui en fit un professeur à part entière au lycée en 1811, puis à l'Ecole préparatoire de médecine. Suivent alors toute une série d'ouvrages de botanique, d'ichtyologie et de géologie. Ce niçois viscéral participera aussi au renom de sa ville qu'il ne quitta jamais, bien qu'universellement connu, il aurait conseillé le reboisement de la colline du château et fit paraître Le guide du voyageur, un des premiers classiques du genre.
Risso était membre de vingt-sept sociétés savantes dont celles de Paris, Turin, Florence, Genève, Bâle, Londres, Berlin, Leipzig, et même de Philadelphie. On lui doit, outre de nombreux articles cinq ouvrages sur les poissons et les mollusques et la découverte d'une cinquantaine d’espèces inconnues nissardisées:
Un Céphaloptére Masséna.
Une Murène Cassini.
Un habre Gioffredo.
Un pleuronecte Lascaris.
Un stoléphore Risso.
Six études de botanique et d'agriculture sur les oranges, les figuiers, la flore de Nice et encore, Les cinq époques de l'histoire civile des Alpes Maritimes. A son tour il sera immortalisé sous l’épithète Rissoa donné à plusieurs bivalves et à une aurantiacée de Ceylan......
ANTOINE RISSO (1777-1845).
