A la différence de l"évolution graphique en Mésopotamie, on ne relève pas en Egypte de longue phase préparatoire, à l'issue de laquelle les images ou les scènes représentées pendant des millénaires dans l'art rupestre ou les décors de vases auraient progressivement donné naissance à un système d'écriture.
Les textes les plus anciens qui aient été découverts se limitent à la notation de termes isolés. Ils mentionnent le contenu de récipients ou, fréquemment, les noms et les titres de personnes ou de lieux. Notamment sur les stèles funéraires ou les offrandes dédiées au dieux. Lhistoire des hiéroglyphes s'achève avec une inscription provenant d'un temple de l'île de Philae.
Depuis longtemps déjà, seuls les rares prêtes exerçant encore le sacerdoce de l'ancienne religion étaient en mesure de comprendre les hiéroglyphes.L Empire byzantin, exerçait alors le pouvoir sur l'Egypte interdit les cultes paîens, condamnant les "paroles divines" à tomber dans l'oubli.
Le Christianisme entraîna l'introduction de l'alphabet grec dans l'écriture égyptienne, auxquel furent ajoutés quelques signes authentiquement égyptiens destinés à reproduire les phonèmes étrangers à la langue hellénique.Cette écriture et cette langue coptes sont encore en usage aujourd'hui dans la liturgie de l'Eglise égyptienne.
